Quel dosage de mortier adopter pour un solin efficace ? Partagez votre expérience !
Manon Lefevre - le 28 Juillet 2026
Bonjour à tous, Je me lance dans la réalisation d'un solin de toiture et je cherche à obtenir le dosage idéal pour le mortier. J'ai lu pas mal de choses, mais j'aimerais avoir votre retour d'expérience sur ce qui fonctionne le mieux en pratique. Faut-il privilégier un mortier plus gras ou plus maigre ? Y a-t-il des adjuvants que vous recommandez ? Je veux que ce soit solide et durable, pas envie de devoir refaire ça trop vite. Merci d'avance pour vos conseils !
Commentaires (10)
Quand on parle de solin, on pense souvent à l'étanchéité, ce qui est normal, mais le choix du mortier, c'est aussi une question de compromis entre flexibilité et résistance. J'ai souvent vu des solins fissurer avec le temps, surtout sous l'effet des variations de température. Ce qui me préoccupe, c'est l'idée d'une solution qui soit effectivement durable. J'ai moi-même eu des soucis avec des mélanges qui s'effritaient trop vite, comme si le dosage n'était pas assez riche, ou alors trop friable. Dans mon métier, l'idée d'un joint qui doit résister aux intempéries, c'est un peu comme un défi. Les préconisations que l'on trouve en ligne sont parfois très théoriques, et j'ai l'impression que le dosage mortier pour solin dépend aussi beaucoup du type de support et des conditions locales. J'ai tendance à penser qu'un mortier un peu plus riche en liant, genre un peu plus de ciment par rapport au sable, pourrait offrir une meilleure cohésion initiale. Mais le risque, c'est qu'il devienne trop rigide et se fende si le bâti bouge un minimum. Il y a aussi la question de l'eau, le bon dosage d'eau est déterminant pour la résistance finale, mais aussi pour la maniabilité pendant l'application. Trop d'eau, et ça s'affaisse, pas assez et c'est impossible à travailler. J'ai aussi entendu parler d'ajouts de résine ou de fibres pour améliorer la flexibilité et la résistance à la fissuration, mais je ne sais pas si c'est vraiment une bonne idée pour un solin qui est quand même assez exposé. Quelqu'un a déjà expérimenté avec des adjuvants ? Ou est-ce que la recette classique, bien dosée, suffit largement si l'application est soignée ? Pour ma part, j'essaierais bien de tabler sur un mortier plutôt de type 1:3 (ciment:sable), mais je me méfie un peu de sa prise et de son aspect final. Ce serait intéressant de savoir si des ratios différents donnent des résultats plus probants sur le long terme, surtout pour éviter les infiltrations par la suite, ce qui serait le pire scénario.
Je comprends bien ta préoccupation sur la longévité. Mon expérience personnelle m'a montré que suivre les ratios standards (souvent 1 part de ciment pour 3 ou 4 de sable) est une bonne base, mais l'ajout d'un plastifiant ou d'un adjuvant hydrofuge peut vraiment faire la différence pour la résistance aux intempéries et éviter les micro-fissures. Il faut juste ne pas en abuser pour ne pas nuire à la prise. J'ai vu de bons résultats en ajoutant environ 1 à 2% du poids du ciment en adjuvant.
Intéressant ton retour Grace, je note pour les adjuvants. Ça m'évite de faire des tests à l'aveugle. Pour compléter, j'ai trouvé cette vidéo qui montre justement comment faire les joints de cheminée, ça donne une bonne idée de la texture qu'il faut chercher et comment appliquer le mortier.
Ça confirme ce que tu dis sur la nécessité de bien le travailler pour que ça tienne le coup.
Cette vidéo est super utile, merci Caloris46 ! 👍 Ça me rappelle un peu mes cours de lutherie quand il s'agit d'appliquer des vernis ou des couches de finition, faut de la précision et de la patience pour un résultat qui dure. Bon, j'avoue, fabriquer des cerfs-volants, c'est plus aérien comme activité. 🪁
J'ai finalement opté pour un mélange 1:4 (ciment:sable) en ajoutant un adjuvant hydrofuge, comme suggéré. J'ai pris le soin de bien hydrater le support avant l'application, et je dois dire que la texture était bien plus agréable à travailler que ce que j'imaginais. Le résultat semble solide et bien adhérant après quelques jours de séchage. J'espère que ça tiendra le coup face aux prochaines pluies ! Le principal, c'est que ça ne fissure pas dans le temps. J'ai suivi les proportions du sac d'adjuvant à la lettre, je me méfie des surdosages.
+1 pour le choix de l'adjuvant hydrofuge, c'est une excellente idée pour la durabilité ! 👍
Super ! Merci pour ce retour Manon. C'est toujours rassurant quand un conseil porte ses fruits. 👍
Ah, Manon, je vois que t'as suivi le conseil pour l'adjuvant hydrofuge, et c'est tout à fait pertinent. C'est vrai que pour ce genre de travaux extérieurs, où le mortier est constamment en contact avec l'eau, la pluie, et les variations de température, cet ajout fait une vraie différence. J'ai déjà eu affaire à des solins qui commençaient à s'effriter au bout de quelques années, et quand on gratte un peu, on se rend compte que le mélange était trop sensible à l'humidité. Le risque principal, c'est que l'eau s'infiltre dans les micro-fissures, et là, c'est le début des problèmes d'érosion, voire de gel qui fait éclater le mortier. Avec le 1:4 que tu as utilisé, c'est un bon compromis, c'est moins riche en ciment qu'un 1:3, donc ça limite un peu la rigidité, ce qui est nécessaire vu que le bâti peut toujours bouger un peu. Le sable, lui, apporte la structure. L'adjuvant, dans ce cas, il agit un peu comme un scellant, il rend le mortier moins poreux. Et c'est pas juste une impression, j'ai vu des tests où l'absorption d'eau était réduite de près de 30% avec une bonne dose d'hydrofuge. Le fait que tu aies bien hydraté le support avant, c'est aussi une étape non négligeable. Ça évite que le support aspire toute l'eau du mortier frais trop vite, ce qui nuirait à la bonne prise et à l'adhérence. Ça permet au mortier de durcir plus uniformément. J'espère sincèrement que ton solin tiendra le coup. C'est toujours un peu la loterie avec le temps, mais quand on prend les bonnes précautions comme tu l'as fait, les chances de succès sont bien plus grandes. Le coup du surdosage de l'adjuvant, c'est un point à surveiller, j'ai vu des cas où ça pouvait ralentir la prise ou même rendre le mortier moins résistant s'il était excessif. Mais si tu as suivi les indications du fabricant, pas de souci à avoir. Le plus important, c'est cette recherche de durabilité pour éviter d'avoir à refaire le travail trop souvent. C'est ça le vrai gain sur le long terme.
C'est exactement l'optique, Caloris46. Éviter les reprises coûte cher en temps et en argent. L'équilibre entre la richesse du mortier et la résistance aux éléments, c'est un peu comme trouver le bon réglage pour un instrument. Bien contente que ça ait fonctionné pour Manon.
Pour résumer les échanges, la discussion a débuté par une interrogation sur le dosage idéal pour un solin, entre un mortier gras ou maigre, et la pertinence des adjuvants. Les avis ont convergé sur le fait qu'un dosage standard (type 1:3 ou 1:4 ciment:sable) est une bonne base, mais que l'ajout d'un adjuvant hydrofuge ou plastifiant est bénéfique pour la durabilité et la résistance aux intempéries, prévenant ainsi les fissures et l'effritement. La vidéo partagée a illustré la technique d'application. La propriétaire du sujet a ensuite confirmé avoir utilisé un mélange 1:4 avec adjuvant hydrofuge, en soignant l'humidification du support, et semble satisfaite du résultat initial, soulignant l'importance de ne pas surdoser l'adjuvant. Les derniers commentaires confirment la pertinence de ces choix pour la longévité de l'ouvrage.