Quel dosage de mortier adopter pour un solin efficace ? Partagez votre expérience !
J'me lance dans la construction de ma future maison et j'suis sur la partie toiture. Le solin, c'est ce truc qui assure l'étanchéité entre la cheminée (ou autre sortie) et le toit, non ? J'ai lu pas mal de trucs, mais les dosages de mortier, ça varie du simple au double. Certains disent 1 part de ciment pour 3 de sable, d'autres 1 pour 4, voire même avec de la chaux en plus. Perso, j'ai une approche assez directe avec ce genre de trucs, j'aime quand c'est solide et que ça tient la route sans prise de tête. Y'a des astuces ou des recettes miracles que vous utilisez ? Je veux pas me planter sur un truc qui pourrait me causer des galères plus tard. Vos retours d'expérience, surtout sur la durabilité et la facilité d'application, m'intéressent au plus haut point.
Commentaires (8)
Quand tu parles de la chaux en plus, tu penses à quel type exactement ? Parce que j'ai entendu dire que la chaux hydraulique pouvait être pas mal pour la souplesse et l'étanchéité, surtout pour ce genre de raccord un peu soumis aux variations. J'ai un peu le même esprit que toi sur la solidité, je veux que ça tienne. Pour ma part, j'ai toujours un peu tendance à y aller au feeling sur les mélanges, histoire de trouver la bonne consistance qui s'étale bien sans couler, mais je suis curieuse de savoir si certains ont des ratios plus précis qui ont fait leurs preuves sur le long terme.
La chaux, oui, j'y pensais vaguement... Tu sais, quand j'fais mes petites expériences en cuisine moléculaire, parfois, faut trouver LE bon liant. Ça me fait penser un peu à ça. Mais pour le solin, j'ai pas d'avis tranché, j'vais surtout suivre ce que disent les pros ici. J'espère juste que le mélange sera pas trop chiant à travailler, j'ai pas 3h devant moi pour ça.
C'est quoi la différence notable en termes de maniabilité et de tenue dans le temps entre un mortier pure ciment et un mélange avec chaux hydraulique pour ce type de solin? J'imagine que la chaux doit apporter une certaine souplesse, mais est-ce que ça ne rend pas le mélange plus difficile à travailler quand on débute ?
Pour ma part, j'ai toujours utilisé un mélange ciment/sable plutôt riche, genre 1 pour 3, et j'ajoute une touche de chaux aérienne. Ça rend le tout un peu plus souple à appliquer et ça limite les fissures quand ça sèche. La clé, c'est d'avoir une consistance ni trop liquide, ni trop sèche, genre pâte à tartiner épaisse. Je fais des petits tests sur une planche avant pour être sûr. Ça évite les mauvaises surprises, surtout quand il faut que ça tienne sous la pluie !
Exactement.
Ah, la chaux ! C'est justement ce qui m'a traversé l'esprit en lisant les diverses recettes. On parle souvent de chaux aérienne ou hydraulique, et la différence peut être assez notable pour le rendu final. La chaux hydraulique, comme le suggère son nom, réagit avec l'eau pour durcir, ce qui apporte une certaine résistance à l'humidité une fois sèche. C'est ce qui me fait penser qu'elle pourrait être particulièrement pertinente pour un solin, qui est quand même soumis aux intempéries. L'idée d'une souplesse accrue m'intéresse aussi. Quand on pense aux variations de température, l'expansion et la contraction des matériaux, un peu de flexibilité dans le joint, ça doit pouvoir limiter l'apparition de ces maudites fissures dont on parle tant. J'ai lu que certains ratios comme 1 part de ciment, 1 part de chaux pour 6 parts de sable, le fameux mortier bâtard, apportent une bonne résistance tout en conservant une certaine malléabilité. Cela dit, je me demande si cette malléabilité accrue ne vient pas au détriment d'une application plus délicate pour les novices. Comme je l'évoquais dans mon précédent message, j'aime quand les choses sont solides et fiables, mais je n'ai pas envie de me retrouver avec une bouillie qui coule partout ou qui sèche trop vite pour être bien travaillée. L'analogie avec la cuisine moléculaire, c'est pas si loin : trouver le bon équilibre, la bonne texture. Pour un solin, on cherche une consistance qui permette de bien le faire adhérer, de le talocher proprement, et qu'il tienne en place sans s'affaisser. La suggestion de VR_Queen89 d'avoir une texture type pâte à tartiner épaisse me semble très juste. J'imagine qu'il faut une consistance qui permette de le pousser dans les interstices sans qu'il ne tombe, mais qu'il soit assez facile à lisser pour obtenir une surface propre. Les tests sur planche avant, c'est une excellente idée. Ça permet de tâtonner sans risque. J'avoue que moi, je suis souvent tentée de me lancer directement, mais cette approche plus méthodique me plaît bien. Ça évite de gaspiller du produit et de perdre du temps sur le chantier. Je me demande aussi si l'ajout d'une résine d'accroche, comme le Sikalatex mentionné dans les données, peut compenser un dosage de mortier peut-être moins optimal, ou si c'est vraiment un plus pour l'adhérence et l'imperméabilité dans tous les cas. Parce que s'il y a une chose que je veux éviter, c'est bien une infiltration d'eau par ce joint. La durabilité, c'est vraiment le critère numéro un pour moi sur ce genre de travaux. On veut que ça tienne des années, sans avoir à y revenir tous les quatre matins. Donc, si la chaux apporte cette souplesse qui prévient les fissures, tout en maintenant une bonne étanchéité, ça me semble être une piste très sérieuse à explorer.
Je me demande si une petite touche de miel pourrait aider a rendre le mortier plus malléable pour les finitions, un peu comme on fait avec certaines pâtes à sucre en pâtisserie. Bon, je sais, ça n'a rien à voir avec le mortier, mais ça m'a fait penser à la consistance qu'on cherche. Pour revenir au solin, le principal, c'est que ça ne bouge pas avec le temps, surtout avec les variations de température. Ce serait intéressant de savoir si certains ont déjà utilisé des adjuvants spécifiques pour mortiers de toiture qui garantissent une certaine élasticité.
Merci beaucoup pour toutes ces astuces et vos retours ! J'y vois plus clair maintenant, surtout avec l'idée de tester la consistance avant.